Le bitcoin, l’avenir du crowdlending ?

Créé en octobre 2008 par Satoshi Nakamoto (longtemps resté anonyme et dont l’identité n’est toujours pas confirmée aujourd’hui), le Bitcoin a bientôt 10 ans et ne cesse d’exploser les compteurs depuis plusieurs semaines. Mais qu’est-ce que le bitcoin exactement ? À l’origine, il s’agit d’un logiciel fondé sur la technologie blockchain qui permet d’échanger de la monnaie, de façon virtuelle, et d’enregistrer, de manière infalsifiable, tous les échanges réalisés depuis la première utilisation. Ainsi, le système blockchain rend l’utilisation des Bitcoins totalement transparente.

Le deuxième point fondamental du système Bitcoin (et de toute autre monnaie virtuelle) est la décentralisation. En effet, ces monnaies ne reposent sur aucune structure gouvernementale existante, elles ne sont adossées à aucune monnaie et n’ont pas de valeur intrinsèque. C’est justement cette absence de régulation qui pose problème à toutes les grandes banques centrales. Car le marché du bitcoin n’étant pas encadré, il a tendance à évoluer dans des proportions énormes.

Ainsi en janvier 2017 un bitcoin cotait 997 dollars. Aujourd’hui, il crève chaque jour des plafonds, d’abord à 10.000 dollars, puis 11.000 et depuis avant-hier les 15.000 dollars. Saxo Bank, voit même le bitcoin à 60.000 dollars en 2018 ! Mais cette envolée des cours cache plusieurs choses. D’une part, que le bitcoin devient une monnaie à part entière, comme au Japon qui a autorisé des transactions dans la monnaie. Par ailleurs, les banques centrales devront se pencher sur la question du Bitcoin plus rapidement que prévu, étant donné le risque de spéculation qui existe sur ce produit. Enfin, de nouvelles utilisations du bitcoin, comme les ICO (initial coin offering), c’est-à-dire des levées de fonds en cryptomonnaie, voient le jour.

Autant de développements et d’utilisations variées qui font penser que le bictoin et ses acolytes (Ether, Litecoin, le Petro…) pourraient finalement être viables à terme et arriver sur le marché en faisant évoluer les habitudes. Aussi, pourquoi ne pas imaginer un jour que les prêteurs qui interviennent dans le crowdlending ne puissent pas prêter et être remboursés en bitcoin ? Le débat reste aujourd’hui entier mais rien n’est impossible !