Révolutions technologiques : une nouvelle économie sans emploi ?

une nouvelle économie sans emploi Illustration: Kristian Hammerstad

Alors que les banques européennes vont à nouveau augmenter leurs frais bancaires en 2017 pour compenser l'effet des taux d'intérêt bas, outre Atlantique l'économie américaine continue à être confrontée à un manque de visibilité.

Cette tendance ne semble pas conjoncturelle mais bien structurelle. En effet, l’économie doit s’adapter aux exigences posées par la robotisation et les nouvelles technologies toujours croissantes.

C’est dans cette nouvelle ère que les Fintech ou encore les plateformes de crowdlending souhaitent s’inscrire, s’adapter et être agile en permanence afin de proposer des services toujours plus optimisés à leurs client.

Une nouvelle économie sans emploi

L’incertitude de l’économie américaine vient du fait qu’il est de plus en plus difficile de prévoir l’évolution de l’emploi aux Etats Unis tant la révolution technologique bouleverse la donne, rapporte le Wall Street Journal.

L’exemple suivant illustre bien ce phénomène : les 5 plus grosses capitalisations américaines n’emploient aujourd’hui que 434 000 personnes. C’est 20% de moins qu’en 2000 et près de 50% de moins qu’il y a 30 ans.

Autre exemple, dans les secteurs de l’informatique et l’électronique, l’emploi s’est effondré de 50% en 15 ans, en grande partie du fait de la robotisation.

Les « Licornes », ces start-up dont la valorisation dépasse le milliard de dollars créent en réalité peu d’emplois : Snapchat qui va s’introduire prochainement en Bourse pour 25 milliards de dollars n’emploierait pas plus de 500 employés.Instagram ne comptait que 13 salariés au moment de son rachat par Facebook en 2012 pour un milliard de dollars.
Il semblerait que nous soyons dans une ère d’innovations technologiques majeures mais pas assez génératrice d’emplois qui permettraient de relancer la confiance des ménages et la consommation.