Rencontre avec un emprunteur en Crowdlending : Philippe-Antoine Remy, CEO d'a-ULab

alt Philippe-Antoine Remy, CEO d'a-ULab, a fait le choix du crowdlending pour se financer.

Racontez-nous l’histoire d’a-Ulab et que proposez-vous à vos clients ?

Philippe-Antoine Remy : a-ULab est née en 2011. C’est un spin-off de l’Université Libre de Bruxelles (ULB). Notre laboratoire est né d’une rencontre, entre le Dr. Sc. Pascal Dumortier, un Minéralogiste reconnu du Service de Pneumologie à l’Hôpital Erasme, aujourd’hui mon associé, et de moi-même. Je suis, pour ma part, actif depuis plus de 20 ans sur le secteur du diagnostic amiante dans les bâtiments.

Enfin, pour notre lancement, nous avons bénéficié du soutien financier du Fonds d’investissement Theodorus.

Nous proposons deux types de services à nos clients :

  • l’analyse de matériaux suspects pour y détecter la présence d’amiante (par des techniques de microscopie en lumière polarisée appelées PLM) et

  • l’analyse de l’air ambiant (PCM). Cette analyse est obligatoire lors du désamiantage d’un site contaminé.

L’utilisation de l’amiante est interdite depuis près de 20 ans en Europe. Etes-vous cependant sur un marché porteur ?

Philippe-Antoine Remy : Bien que l’utilisation de l’amiante soit effectivement interdite depuis plusieurs années, ce matériau reste présent dans de très nombreux bâtiments qui doivent et devront faire l’objet d’un diagnostic et d’un assainissement.

Aujourd’hui encore l’amiante continue de faire des ravages. Pour vous donner un chiffre, l’Abeva (Association des victimes belges de l’amiante), estime que 900 personnes en meurent encore chaque année en Belgique.

Et ce n’est pas fini, pour les personnes qui y ont été exposées, le temps de latence est estimé à 40 ans… Le pic de décès devrait donc arriver vers 2025 - 2030, soit 40 ans après la période d’usage intensif… et il reste encore environ 3,7 millions de tonnes d’amiante dans notre pays.

Tout cela sans compter que des pays comme la Russie, la Chine ou l’Inde l’utilisent toujours…Alors, au delà du marché Belge, nous prévoyons de proposer nos services à d’autre pays à commencer par la France mais aussi vers les Balkans, dont le Kosovo, où nous avons déjà mené des campagnes de mesures en 2011 et 2014 avec succès.

Enfin, pour nous diversifier, nous travaillons déjà pour étendre nos expertises sur d’autres types de polluants.

Et le crowdlending dans tout ça ? Pourquoi avoir fait le choix de ce mode de financement ?

Philippe-Antoine Remy : C’est très simple, quand vous voulez démarrez votre entreprise, il vous faut des fonds et ceux qui vous les prêtent prennent un risque et se rémunèrent donc en conséquence via un taux d’intérêt élevé, voir très élevé.

Mais nous avons enregistré une croissance à deux chiffres ces trois dernières années. (NDLR : a-ULab a réalisé en 2016 : 670.000 € de CA et en 2017 : 823.000 € de CA avec un EBITDA positif de 177.000€)

Nous avons donc songé à réorganiser nos finances ! Le crowdlending nous a alors été conseillé comme une solution efficace et je suis entré en contact avec la plateforme Look&Fin, réputée pour son sérieux.

Le crowdlending a permis de restructurer la dette de l'entreprise en diminuant le coût de cette dernière de près de 50%. Cela nous a permis également de diversifier nos sources de financement et de mieux faire connaître notre activité auprès des medias.

Les prêteurs, ont semble-il, été sensibles à notre activité, car les 100.000€ ont été levé en 1 minute seulement auprès d'une cinquantaine d'investisseurs particuliers, une vraie bonne surprise pour moi !

C’était il y a un an déjà ! Nous avons poursuivi notre croissance, près de 20% supérieure à nos projections et 4 collaborateurs supplémentaires ont rejoint notre aventure depuis. Nos bons résultats nous ont aussi permis de rembourser totalement, en septembre 2017, le solde restant dû de cette dette antérieure, avec 3 ans d’avance.

Peut-être que pour nos futurs besoins de financement, je referai appel au crowdlending !
En attendant, je le recommande aux différents entrepreneurs que je peux croiser et qui me parlent de leurs difficultés à trouver des fonds pour financer leurs besoins. J’encourage aussi les particuliers à prêter leur épargne à des PME car c’est un investissement concret qui permet vraiment de donner un coup de pouce à des entreprises comme la nôtre.

Plus d’info sur a-ULab : cliquez ici

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