Le crowdlending s'installe durablement dans le paysage financier

La dernière enquête trimestrielle sur le crédit européen, publiée par la Banque centrale européenne (BCE) montre des signes d'amélioration du crédit aux entreprises dans la zone euro. Plus exactement, la BCE souligne que les contraintes de crédits demandées par les banques se sont sensiblement assouplies pour les entreprises au premier trimestre 2018. En conséquence, la demande de crédit s'est améliorée sur l'ensemble des catégories de prêts, entrainant de fait les encours de crédits en Europe à la hausse.

Une bonne nouvelle pour les entreprises, qui trouvent enfin une réponse à leurs besoins de financement. Car l'assouplissement de ces contraintes de crédits sont liées à une remise en cause des banques dans leurs approches des risques. La concurrence et une amélioration de leurs marges ont en effet eu raison des banques en Europe, qui ont souhaité rouvrir le robinet des crédits.

Mais point trop n'en faut ! Il existe toujours des contraintes de risques qui limitent l'accès à bon nombre d'entreprises, notamment les TPE. D'ailleurs, la BCE note que les demandes nettes de crédits s'améliorent, c'est-à-dire la différence les demandes accordées et les demandes rejetées. Mais les moteurs d'amélioration concernent largement les ETI et grandes entreprises, puisqu'ils sont alimentés par l'activité de M&A, les investissements matériels et le niveau général des taux d'intérêt. Autant d'aspects qui ne concernent que rarement les TPE, voire les PME.

Il apparait donc, que face à cet assouplissement malgré tout calculé de la part des banques, le crowdlending a trouvé sa place comme alternative aux établissements financiers traditionnels. En tout cas auprès d'une certaine clientèle, qui d'ailleurs a rapidement adopté la finance participative, comme le meilleur moyen de financer sa croissance.