Les marchés recommencent à faire du yoyo

Il y a dix jours, les marchés américains commençaient à montrer des signes de faiblesses. Alors que depuis l'élection de Donald Trump en novembre 2016, les marchés financiers à travers le monde, ne cessaient de monter, voilà que les risques d'inflation aux Etats-Unis et la remontée des taux, ont fait vaciller la confiance des investisseurs.

En effet, ce qui a fait tituber cette belle machine, c'est la publication des estimations d'inflation des salaires aux Etats-Unis à 2,9% pour janvier. Mais alors comment l'inflation peut-elle entrainer un doute chez les investisseurs ? Tout simplement parce que si les salaires commencent à augmenter, alors même que les taux d'intérêt américains ont commencé à remonter depuis plusieurs mois, les risques inflationnistes sont très importants et donc un risque de ralentissement de la consommation.

C'est d'ailleurs une situation que les Etats-Unis avaient déjà connu mi 2016, alors que la Fed venait de relever ses taux, ce qui l'a empêché de continuer le rythme de hausse qu'elle avait annoncé. Il y a donc une incertitude sur la politique monétaire qui sera menée aux Etats-Unis et par ricochet en Europe, ces prochains mois. Par ailleurs, des incertitudes continuent à peser sur la politique monétaire de la Chine, ce qui n'est pas fait pour rassurer les marchés.

Mais ce n'est pas le seul paramètre qui a entrainé une volatilité accrue sur les marchés. Les algorithmes, qui génèrent automatiquement des ordres de bourse, réagissent voire sur-réagissent à la hausse des taux et au risque d'inflation. Cela a ainsi généré des ordres de vente alors même qu'aucune action humaine n'avait activé cet ordre.

Enfin, la répercussion sur les marchés mondiaux est bien connue. Lorsque les Etats-Unis vacillent, c'est la contagion assurée sur les marchés européens et asiatiques. Et cela s'est une fois de plus vérifié. Mais depuis le début de la semaine, le calme est revenu sur les marchés. L'effet yoyo n'a donc été que de courte durée, mais a permis de rappeler aux investisseurs que la volatilité existait toujours.